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RADIO CACIQUE
L'AME DE TOUTE UNE GENERATION
Plaidoyer pour la libre expression en Haiti Souvenirs ou nostalgies ?

C’est quotidiennement qu’il me faut faire face aux auditeurs fidèles qui veulent que je leur fournisse une réponse satisfaisante a la question suivante: a quand la réouverture de Radio Cacique ?

Au seuil de la chronique du jour, nous voulons nous souvenir et nous recueillir devant la mémoire de nos disparus, le dernier en date étant James Auguste (chroniqueur sportif) mort l’an dernier a Miami des suites d’un accident cérébral . Nous tenons à leur rendre un hommage bien mérite.

Il est dommage, qu’une fois de plus, nous ayons à constater que l’enquête se poursuit encore. Nous voulons ici toucher du doigt la plaie de l’impunité qui ronge notre pays et joindre notre voix a celle des travailleurs de Presse en général pour réclamer « JUSTICE ». Justice, pour tous les travailleurs de Presse cibles uniquement parce qu’ils ont décide de militer pour la défense du droit d’expression. 6 ans déjà, depuis que Jean Léopold Dominique, un aine, respecte dans le milieu, ainsi que le gardien de Radio Haïti Inter, Jean-Claude Louissaint, sont tombes sous les balles assassines de voyous a la solde d’on ne sait qui. Partant du principe que « tout préjudice fait a autrui mérite réparation », nous tenons aujourd’hui à réclamer J-U-S-T-I-C-E. Justice pour les travailleurs de Presse indistinctement, mais justice et réparation également pour Radio Cacique, car charité bien ordonnée, commence par soi, n’est-ce pas ?

Radio Cacique a été fonde un 12 Mars 1961.

Les Femmes, les Scouts, la Francophonie, le Théâtre, la Musique, autant de secteurs de la société qui sont honores chaque année durant le mois de Mars. Pour ne pas être en reste, nous nous découvrons devant tout ce beau monde. Au cours de ce même mois de Mars, comme chaque année d’ailleurs, ramène l’anniversaire de fondation de divers medias de l’ère Métropolitaine de Port-au-Prince. Parmi lesquelles, nous identifions: Radio Lumière (47 ans), le 8 Mars Radio Métropole (36 ans), le 10 Mars Radio Soleil (26 ans), le 12 Mars, Radio Cacique (45 ans) et le 31 Mars Radio Tropic (15 ans). En notre qualité de responsable et au nom de toute l’équipe de Radio Cacique, nous profitons de l’occasion qui nous est offerte, pour formuler nos vœux sincères de longévité, de prospérité à l’endroit de toutes ces stations sœurs qui font partie intégrante du patrimoine médiatique haïtien. Nous formulons le souhait que plus jamais un media n’aura à faire les frais des caprices de politiciens ou de groupes armes à leur solde. Nous avons toujours opté pour une large solidarité entre les organes de presse en général et les travailleurs de presse en particulier. Ceci, pour une plus grande indépendance des gens pratiquant ce métier oh combien noble, conduisant ainsi au renforcement du quatrième pouvoir en Haïti.

Le 3 Mai est le jour consacre a la journée Internationale de la liberté de la Presse. Radio Cacique a toujours lutte pour l’exercice libre de ce droit. Ceci nous vaut aujourd’hui, d’être oblige de réclamer le droit à l’existence. La méditation est de mise, quand on sait qu’en Haïti, une épée de Damoclès pend particulièrement sur la tête de tous les directeurs de medias électroniques. Récemment encore, certains cherchaient la formule idéale pour carrément faire enlever leur licence à des stations de radio. Il semblerait que la responsable du Ministère de la communication, des dirigeants d’une association de medias (proche du mouvement GNB), de certains membres du Conseil des sages ne seraient pas étranger à une pareille démarche.[2/2004-2/2006] Ceci n’est pas nouveaux et les tentatives sont légions par exemple : Monsieur Guy Meyer (Directeur de l’information) sous Jean-Claude Duvalier, Monsieur Savain sous Manigat, Madame Nazon (Ministre de l’information sous Avril) flanque du Directeur de l’information d’alors, Monsieur Desgraffes et j’en passe. Il ne faut pas non plus ignorer les déclarations de feux « Ravix » (FAD'H) qui aurait fait savoir au cours d’une émission « ranmase » (Caraïbes F.M.) [Marcus Garcia (mélodie F.M.) dixit] qu’avant le départ d’Aristide, « on » lui avait ordonne d’aller saboter les émetteurs de Boutillier. Comprendra qui voudra !!! Force est de constater que dans ce domaine, une certaine mafia s’est installée. La bande F.M. est sans l’ombre d’un doute, la chasse gardée de quelques uns. Nous avons remarque que durant le provisoire l’ont s’est empresse de récupérer tout ce qui avait encore comme espace sur le cadran et le redistribuer contre espèces sonnantes et trébuchantes. Ce qui constitue un danger si l’on reconnaît les méfaits de la pensée unique dans l’orientation de l’opinion publique. On se rappelle de l’intoxication exercée par les medias lors de circonstances bien précises, récemment encore. Ceci, en lieu et place de l’établissement d’un cadre qui permettrait aux directeurs de medias d’envisager de meilleures conditions de travail pour les travailleurs de presse dont les besoins fondamentaux sont loin d’être satisfaits. Il y va de même pour la modernisation des équipements l’exonération des droits de douane du matériel de travail, des tarifs préférentiels au niveau des services publiques (électricité/ téléphone/ poste/ eau/ achat de carburant). Car, qu’on le veuille ou non les medias jouent un rôle éminemment social et ne peuvent être traite comme de vulgaires établissements commerciaux. Des quasis monopoles se dessinent à l’horizon d’ores et déjà on peut identifier certains « magnats de la Presse ». Ce 17 Mai ce sera la journée internationale réservée à la communication. Espérons que les concernes auront la voix au chapitre et pourrons demander des comptes aux dirigeants du bureau responsable de réguler ce service, car apparemment, ils se comporteraient en véritables dilettantes quand ils ne donnent pas l’image de sangsues (parasites). Les medias électroniques étant désormais consideres comme leurs vaches a lait. Les licences seraient émises pour 10 ans contre espèces sonnantes et trébuchantes, (10,000.00 U.S. pour une radio et $30,000.00 U.S. pour une tele) sous prétexte qu’aux USA c’est une pratique acceptée. Ils ont oublie qu’au pays de l’oncle Sam, la situation économique est de loin différente. Les stations ainsi que les auditeurs ont accès à l’énergie électrique 24 heures sur 24. Le nombre de consommateur n'est meme pas comparable. Ces règlements auraient été instaures par M. Boisrond, ce qui lui a valu d’être taxe de
« vendeur de fréquences » par un directeur de media bien connu. L’institution dénommée: Radio Cacique, Poste 4 VCPS, fondée le 12 Mars 1961 par Jean Claude Carrié (technicien/ musicien), Anthony Phelps (poète/ écrivain et romancier) Roger San Millan (peintre/sculpteur), aurait du normalement célébrer cette année, son quarante cinquième (45) anniversaire en 2006. Malheureusement, pour des raisons indépendantes de notre volonté et ceci pour la quatorzième année consécutive nous nous sommes une fois de plus, retrouvée hors de ondes. Pour les générations montantes et pour que nul n’en ignore (car certains semblent être frappés d’amnésie) il nous faut pour rétablir la vérité, rappeler que la station que j’ai dirigée et qui est restée en ondes jusqu’au 30 Septembre 1991 à 2 hrs. 30 P.M. a été attaquée à l’arme automatique et prise d’assaut par un contingent de la quatrième compagnie des Forces Armées d’Haïti communément appelé « Cafétéria » détruisant tout sur son passage et allant jusqu’à une tentative d’incendie en tirant sur le tank de notre génératrice. Tout ce qui n’avait pas été détruit a été tout simplement emporté. Emporté, l’ont tout aussi bien été la discothèque et les archives en fait, une partie de la mémoire sonore du peuple haïtien car Radio Cacique durant ses 30 années de présence effective sur les ondes, a toujours été un témoin privilégié d’évènements importants, de l’histoire contemporaine haïtienne. Alors que suivant les données disponibles au Conatel et à l’UIT (Genève) la fréquence de Radio Cacique le 990 Kcs. A.M. est encore et toujours détenu par Radio Cacique, différents membres de l’organisme haïtien régissant l’utilisation des bandes hertziennes (CONATEL) ne se sont pourtant pas gênes pour nous jeter en plein visage : « Oh ! Cela fait déjà 20 ans que cette fréquence a été perdue » !!!

Ce qui est totalement faux et comment pourrait il en être autrement quand on connaît les conditions dans lesquelles la station a été forcée de rester hors des ondes (30 Septembre 1991).

Une autre fréquence nous appartenant nous aurait été enlevée le 161.025 Mhz. (suivant les dires du représentant du CONATEL), sous quel prétexte et de quel droit... Cette fréquence était utilisée jusqu’au 30 Septembre 1991 pour notre réseau de radio communication.

Les Canadiens, eux n’ont pas la mémoire courte. Voila pourquoi, sur les plaques d’immatriculation Montréalaise (Québec) on peut lire la mention: « Je me souviens ». Ne dit-on pas : « qu’un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir », certains s’arrangent même pour dire sans « avenues ». Alors, pourquoi doivent-ils faire semblant d’avoir des trous de mémoire ? Certains souvenirs dérangeraient-ils ? Le remord hanterait il les nuits de ceux qui ont eu a fomenter et a se charger de l’exécution de la sale besogne du 30 Septembre 1991? Radio Cacique qui fait remonter tant de souvenirs (bons ou mauvais). Sont-ce des souvenirs ou tout simplement de la nostalgie ? C’est Maurice Sixto de regette mémoire qui nous averti : « nous sommes des oublieux ».

Je viens ici interpeller la conscience de ceux qui en ont encore une, pour leur demander s’ils se souviennent …, s’ils ont souvenance de Radio Cacique. Partant du principe que « tout préjudice fait a autrui mérite réparation », nous tenons aujourd’hui à réclamer J-U-S-T-I-C-E et réparation pour les organes de presse victime de crime d’état, particulièrement RADIO CACIQUE. Dans toute cette histoire, nous avons plus d’une fois été victime, pas seulement d’hommes armes en civil ou en uniformes mais également de fonctionnaires d’organisme internationaux tels le P.N.U.D., de l’état haïtien, du Ministère de la Planification et de la coopération externe, de la Teleco (qui a assigne nos numéros téléphoniques a des tiers [45-2339/ 45-2326]), du CONATEL. Victime nous l’avons été de nos propres collaborateurs, car si nos renseignements sont bons, durant notre absence, au moins deux d’entre eux se seraient amuses a collecter, a notre insu auprès de certaines organisations et de particuliers pour une éventuelle remontée en ondes, ceci entre 91 et 95. Nous profitons pour dénoncer publiquement les agissements malhonnêtes de ceux qui auraient fait des tentatives de ce genre entre autres auprès de la mission des pères de Scheut. Partant du principe que « tout préjudice fait a autrui mérite réparation », nous tenons à rappeler, pour la vérité et pour que nul n’en ignore que :

- Radio Cacique tout au long de son existence a eu à subir différentes tentatives de bâillonnements a travers diverses convocations aux Casernes Dessalines [S.D.]/ Ministere de l’interieur/ Ministere de l’information, aussi et surtout de descentes de lieu et d’attaques directes du pouvoir central (28 Nov.80/ 31 Janv. 86/ 28-29 Nov. 87/ 11 & 17 Septembre 88/ 30 Sept. 91), pour une seule et même raison: la défense de la liberté d’expression. Mais celle du 30 Septembre 1991 fut de loin la plus sauvage. Nul ne saurait mesurer l’impact de l’action de ces inconséquents. Certains, dont Jean-Claude Roi, avait qualifié l’opération du 30 Septembre 1991 de « Cartelazo »; d’autres en avaient fait une « correction démocratique ». Oh ! Démocratie, que de crimes ne commet-on pas en ton nom…

Suite a ces événements malheureux dont le pays ne s’est toujours pas remis, certains membres de l’équipe ont gagne le maquis. Quelques uns ont quitte la capitale, d’autres le pays pour ensuite se réfugier en terre étrangère sans y avoir été préparés et souvent contre leur gré. Nous vous ferons grâce des détails. Nous tenons à rendre hommage à la solidarité internationale dont nous avons fait l’objet à l’extérieur. Notamment, nous devons citer nos confrères du CPJ (commitee to protect journalist) base a New York, ceux de Miami et ceux de l’Allemagne.

On a souvent dit que l’exil est impie, il faut l’avoir vécu pour en évaluer la portée. De toutes les façons, les pertes ont été considérables tant sur le plan humain que sur le plan matériel.

La défense du droit d’expression n’a pas de prix !!!

On ne saurait construire un état de droit sans s’attaquer à l’impunité. L’impunité est un cancer qui ronge notre société. On ne saurait espérer fonder un état de droit sans que la propriété privée ne soit respectée. Partant du principe que « tout préjudice fait a autrui mérite réparation », nous tenons à rappeler, pour la vérité et pour que nul n’en ignore : - que le matériel de studio ainsi que la génératrice offerts a Radio Cacique, en guise de dédommagement (symbolique) par le P.N.U.D. (Programme des Nations Unies pour le Développement), ne nous a jamais été remis. Soit dit en passant, le Ministère de la Planification et de la coopération externe était charge de la distribution du dit matériel (Ministre Cherestal). Dans un pays ou l’oralité joue un rôle primordial et pour cause (80% d’analphabètes), Radio Cacique, des le départ (1961) a toujours compris la mission qui lui était dévolue en tant qu’organe de presse parle, évoluant dans un pays du quart-monde. Ceci explique pourquoi, des son inauguration, un choix clair et précis a été fait par le staff dirigeant, celui « de travailler à promouvoir l’unité de la famille haïtienne », d’autres en ont fait un slogan politique. L’accompagnement quotidien du peuple haïtien dans les bons comme dans les mauvais moments explique que Radio Cacique remplissait, non sans difficultés son rôle dans un contexte difficile et dangereux. Nous ne nous en sommes jamais plaints et nous nous sommes toujours acquittes de notre tache avec intégrité. Aujourd’hui encore, après quatorze années d’un silence impose, ce poste de radiodiffusion reste et demeure présent dans la mémoire du peuple haïtien tant en Haïti qu’a l’extérieur. On ne peut parler de Radio Cacique sans éveiller chez tous les Haïtiens d’éternels souvenirs (bons ou mauvais).

C’est Charles Aznavour, chanteur Français qui nous dit : « Non ! Je n’ai rien oublie... » et nous rappelle que « c’est bon de revenir aux sources du passe ».

Tous les jours, il faut trouver une réponse a ceux qui me demandent : « a quand la réapparition de Radio Cacique ». Fort de tant de témoignages d’attachements, mûri de toutes les expériences passées, conscient du miracle quotidien que vit le peuple haïtien et pour prouver (s’il en était besoin), que les hommes passent mais les Institutions se doivent de demeurer, nous tenons un jour à remonter en ondes. La reprise effective implique, à court terme impérativement, notre présence sur la bande F.M.. Ceci n’est pas un choix personnel mais dicte par la conjoncture, un passage oblige, impose principalement par les problèmes d’ordre énergétique, matière première utilisée par les organes de Presse, quels qu’ils soient.

Le 12 Mars dernier, pour son Quarante cinquième (45) anniversaire de fondation Radio Cacique, poste 4VCPS, n’a pas eu l’opportunité de fêter, à l’instar d’autres consoeurs telles: Lumière, Métropole, Soleil, Tropic. En trente ans de présence sur les ondes, les studios de la station ont tour a tour été loges au numéro 5 de la rue Bellevue a Pacot, a la rue Traversière, au local de l’Oasis (restaurant dansant) à la place Jérémie pour ensuite regagner son local original à la rue Bellevue à Pacot. Il semblerait superflu de dire que différentes équipes ont eu à se succéder aux micros et à la console. Il faut noter, qu’a l’instar d’un Anacréon du Cap-Haïtien, d’un Braun de la 4 VEB et la 4VAB (Radio Caraïbes), d’un Camille Desmangles de Radio Carillon, d’un Léon Fleury de Radio Saint-Marc, d’un Carlo de Radio Petion-ville, Jean–Claude Carrie lui aussi, au début, a pratiquement forge de ses mains le premier transmetteur de Radio Cacique. Celui-ci était carrément de fabrication artisanale et locale. Cette operation a été possible grâce a la coopération de plusieurs amis dont Monsieur Elie qui a permis à Jean-Claude Carrie, d’utiliser certaines pièces recueillies d’anciens transmetteurs a ondes courtes, vestiges du réseau de radio communication utilisées par la « HABANEX ». Monsieur Carrie, l’un des fondateurs (directeur de 1967 a 1981) est reste le technicien en chef de la station de 1961 a 1981. Ce transmetteur original a été remplace en 1968, mais il fut détruit, le jour de sa mise en ondes effective par un court circuit électrique le 12 Mars 1968 (a la rue Traversiere). En 1973, un transmetteur a ondes courtes acquis de la ITT, a été mis en ondes après avoir subi les transformations nécessaires opérées par Jean-Claude Carrie seconde de Raymond Desmangles (studio Thoray). En 1981, monsieur Carrie, convalescent, fut remplace par Robert Ménager (Bob) jusqu’en 1984. Suite a la mort de Jean-Claude Carrie en Novembre 1982 et mon intégration en tant qu’actionnaire et directeur, notre transmetteur et notre antenne ont subi des transformations drastiques opérées par l’ingénieur Jean Verdier en 1985 et en 1990. De 1961 a 1963, la programmation journalière était assurée par les fondateurs Jean-Claude Carrie, Anthony Phelps et Roger San-Millan assistes de certains inconditionnels et mordus d’électronique et de radio, par exemple : Jean-Claude Bance et Ernst Colimon, Rodrigue etc…. Nous ne pouvons oublier l’équipe de « Prisme » (revue sonore de Radio Cacique) incluant Emile Olivier, Willy Henriquez, Rene Philoctète, Franck Etienne, Gigi Mevs Laraque etc... Nous ne saurions ne pas mentionner le nom de Yolene Shirley Bance qui a durant les premières années, assure la mise en ondes.

Radio Cacique, a eu la première femme opératrice de radio en Haïti.

Nous avons toujours fait de la défense de la liberté d’expression notre cheval de bataille. En 1964, nous avons assiste au départ pour l’exil de deux de nos membres fondateurs: Roger San Millan et Anthony Phelps. Entre 1963 et 1969, les studios ont été transportes a l’étage de la maison d’Adesky a la rue Traversière. Durant cette période, Gérard Camfort, Eddy Zamor, Wilson M. Pierrelus, Jacques Sampeur, Rockefeller Jean- Baptiste ont intègre le staff. Certains se souviendront encore des émissions exclusivement dédiées a l’orchestre de Nemours Jean-Baptiste « cacique publicités » et « battant pavillon rouge et blanc » sans oublier les émissions de musiques haïtiennes animées par Jacques Sampeur et plus particulièrement, celles du samedi réservées au Tabou Combo. L’auditorium (radio théâtre) de Radio Cacique, a également vu défiler nombre d’artistes et d’ orchestres tels, ceux de Nemours Jean-Baptiste et de Webert Sicot, des mini jazz comme les Ambassadeurs, les Diplomates, les Vickings dont Jean-Claude Carrie ex- directeur de Radio Cacique et musicien consomme en était le parrain. De 1969 a1972, Radio Cacique vit ses studios transportes a la place Jérémie (bas peu de chose), au restaurant dansant « l’Oasis » (a cote du ciné Eldorado), propriété du bien connu, journaliste, ex dirigeant du groupe carnavalesque « LOBODIA », ex-maire de Port-au-Prince : André Juste qui, lui aussi, a pendant de nombreuses années fait partie de notre staff.

- Radio Cacique a été la première station de radio à émettre 24 heures sur 24 depuis Port-au-Prince.

Ceci, pour la simple raison que nos studios étaient loges à la place Jérémie, mais que le transmetteur était reste a la rue traversière. Des groupes musicaux de la zone du bas peu de choses entre autres le Shoupa shoupa, s’y sont produits plus d’une fois. En 1972, le transmetteur ainsi que les studios ont été une fois de plus déplaces et transportes au siège original à la rue Bellevue # 5 à Pacot. De 72 a 77, la station a du se passer de téléphone puisque la Teleco décida de ne pas honorer notre demande, un point c’est tout. A cette époque, l’équipe qui assumait les 16 heures d’antenne quotidienne sous la baguette de Jean-claude Carrie était compose de : Pierre Antoine Baptiste, Ernest Jean-Paul, Remy Lacroix, Margareth Dragon Chery, Yolette Lecorps, Carlo Joinville, Luco Pierre. Nicole Narcisse animatrice d’émission de chansonnettes françaises, Fritz Devesin (musiques haïtiennes) furent par la suite engages a la radio de la rue bellevue. Patrick Saint Martin (ex- maire des Cayes), Jean Claude Guerrier (John coco) de Radio Citadelle et de la Voix du Nord. C’est durant cette période que Jean Lucien Borges (propriétaire de radio/Tele Ginen) effectua son passage à Radio Cacique. Moi, Patrick De Landsheer, j’ai fait mes premières armes, au micro et a la console, alors que je servais de suppléant a Patrick Saint Martin durant les vacances d’été (75 et 76) qu’il alla religieusement les passer dans sa ville natale, les Cayes. En 1977, le téléphone 45-2339 fut installé et nous coupa de notre isolement. Le frère Gérard Duclervil (Volontaires catholiques), laïque engage, pendant son passage a la station a été emprisonne pour les opinions émises sur les ondes. Emprisonne et torture aux casernes Dessalines, il n’a été remis en liberté qu’à l’occasion de la visite du Pape Jean-Paul II en Haïti. C’est au cours de son programme matinal que pouvaient être entendu les sermons du Prêtre Arthur Volel (cite Simone) et également le père Jean Bertrand Aristide (croix des misions). L’équipe composée d’Evans Paul (K-Plim) [ex-maire de P-au-P /candidat a la Présidence (Alyans)], de Carlo Chery (decede) et de Fritz Deetjens fit son entrée dans l’arène. Ainsi, Konpe Plim commença par diffuser une émission intitulée le « Petit annonceur » a 2 :00 p.m. du lundi au vendredi et un programme hebdomadaire Konbit Pitit Kay (du nom de sa troupe théâtrale) le samedi a la même heure. Rapidement, l’auditoire opta pour que l’émission du samedi, Konbit pitit kay, substitua celle diffusée durant la semaine. Vox populi vox Dei. Ce programme phare avait pour thème la chanson interprétée par Martha Jean-Claude : « le ma mounte chwal mwen gen moun ka kriye » chanson intitutlee « sou lan me ». Il s’adjoint plus tard Rodrigue Montfleuri [défunt] (acteur de KPK qui s’est affirme dans Dekore pawol et Debafre). Evans, lui aussi, des 78 a plus d’une fois été mis en tôle, passe a tabac et torture pour avoir émis ses opinions sur nos antennes. Il faut également mentionner le passage de Dorival Pierre François à la station. En 1978, Thony Louis Charles, artiste peintre restaurateur, journaliste et écrivain nous rejoint et anima particulièrement un programme de musiques haïtiennes. Il infusa un cachet rétro à notre programmation quotidienne. Il nous retrouva encore une fois, quelques années plus tard, cette fois-ci pour participer à la diffusion du journal français VAP sur l'actualite et de Prisme (revue sonore hebdomadaire). Thony, fut remplace par Robert Moulite, transfuge de la radiodiffusion cayenne, qui, s’exila a New York, après la rafle du 28 Novembre 1980 ou 3 membres de notre staff Jacques Guirand, Edwin Beaubrun et Fritz Devesin furent passes a tabac, ligotes et emmenés aux casernes Dessalines après destruction de nos studios de la rue Bellevue. Carlo ainsi que Margareth Dragon Chery durent également partir précipitamment pour Miami. Dans cette ville de la Floride, Express Publicités, « la doyenne » ainsi que Radio Collective Internationale, de notre ami Carmeleau Monestimes, ont hébergé divers transfuges de Radio Cacique dont Margareth Dragon Chery, Robert Moulite, Rochemane, Jean-Claude Guerrier, Roger Valcy, Herby Joseph, James Auguste et Patrick De Landsheer. En Novembre 1980, après une période d’éclipse de 15 jours pour réparation nous avions repris inlassablement le collier. Comme station indépendante, nous sommes restes longtemps seuls dans l’arène, après la disparition de Radio Haïti Inter des ondes (11/80) et l’auto censure exerce par Radio Métropole (11/80-2/86). Languichatte Debordus, Gérard Resil, « Alcibiade », Joinville, Papa Pye, Joe Solon, Serge Merelus (Bibil) ont tous eu des émissions à la station. Nous devons ici, rendre un hommage posthume a « Père Mepri » de son vrais nom André Tresilus, gardien de la station qui alla d’opérateur remplaçant a électricien, un analphabète /bègue doue d’une extrême intelligence et qui, bien des fois, nous a sortis de situations difficiles et porta bien souvent sur ses épaules la lourde charge de tenir la station en ondes. Sa fille, Sabine (Tit sœur) également decedee seconda fort souvent les efforts de son père. Ce cas se repetait très souvent avec des émissions phares diffusées très tôt ou très tard. Cela était le cas avec : « musiques au petit réveil » anime par Siffroit Chery plus connu sous le nom de « Keessi sur Cacique » du nom d’une émission de variétés qu’il animait auparavant et de « Ballade commerciale » de Jean Wilfrid Destin dit Ti Will de regrette mémoire (martyr assassine sous Avril). En fait, l’histoire de Keessi et de Radio Cacique remonte aux années 78 ou il participait aux émissions de Frère Gérard. Il rebaptisa l’émission Parade des Variétés en Keesi sur Cacique ou il se dévoila à l’auditoire. Il y a certains opérateurs emérites que nous ne saurions oublier par exemple : Patrick, Romel Dufort ainsi que son frère Kerby, sans oublier l’infatigable Merisier. A la fin du régime d’Avril, certains de nos collaborateurs s’exilèrent aux USA parmi lesquels : Dorcelly Saens, journaliste],actuellement policier a Miami et Marie Yolene Gilles (journalistes/ Rnddh). Fito Deetjens avait rallie les fans du Reggae tandis que Constantin Chery se faisait plaisir ainsi qu’a son auditoire en diffusant des hits du fameux zouk antillais, ce qui leur valu respectivement les surnoms de « Fito regae » et de « Kontino zouk ». Ceux qui ont bonne mémoire se rappelleront des programmes diffuses en direct. Par`exemple, les prestations du Gemini All Stars depuis le Marquis ou le Ansyto Fan Club ou ce groupe musical très prise évoluait régulièrement ainsi que celui d’Almando Keslin. Serait-il superflu de signaler que Radio Cacique a été la seule station de Port-au-Prince a avoir répondu aux cris de « ti Manno » depuis son lit d’hôpital (interview diffuse par Moments Créoles sur la WLIB a New York). Un marathon en faveur de Emmanuel Rossini Jean Baptiste dit Ti manno du Gemini All Stars fut immédiatement organise. Le produit de cette collecte de fonds, (cheque de direction émis par la BRH) a été intégralement remis a M. Fritz Martial de « Moments Créoles ») programme de radio bien connu diffuse sur la WLIB de New York City (ce 13 Mai 2006, a ramene le vingt-et-unième anniversaire de sa mort)
Radio Cacique n’a de leçon démocratique à recevoir de personne.

A un moment ou il n’était pas politiquement correct de le faire, la station de la rue Bellevue n’a jamais cesse d’être la caisse de résonance des revendications populaires. Elle a été la seule à héberger les émissions « vérité sou tanbou » de Sylvio Claude et d’Alexandre Hasard du PDCH, celle de Grégoire Eugène du PSCH. Radio Cacique, fidèle à sa mission, s’est faite très tôt, le porte étendard du combat pour la défense de la liberté d’expression. Ceci, pendant toutes les longues années du régime dictatorial jusqu'à son éviction du pouvoir. Ce qui lui a valu d’être ferme par le colonel Figaro (chef de police de P- au- P) le 31 Janvier 1986. Revenue sur les ondes a la faveur du 7 Février 1986, la station a aussi et surtout après, continue à mener un combat inlassable contre toutes les formes d’oppression, d’abus et de privation.

James Rosefort, directeur de la Programmation, producteur de l'emission phare de la soiree "CIZONAD KOZMAN" (tire du repertoire de Konbit Piti Kay "Debafre"), collaborateur, compagnon d'infortune. Nous avons partage des annees d'un exil memorable a Miami. Co-fondateur de l'AJHEP-30 et partenaire a l'emission "Flanbo Rezistans".

Marcus Darbouze, redacteur en chef et extra actif par sa constante implication au niveau de la programmation et de la gestion du personel. Marcus de la "societe des amants du theatre", alors, tout jeune, exerça de fortes pressions sur le puissant colonel Jean Claude Paul et arriva a obtenir la liberation de Jean H. Laforest, un reporter qu'il a toujours protege. Darbouze joua a l'instar d'un Malko Linge de Gerard de Villier dans "SAS" un role preponderant quand il lui fallut proteger et amenager une voie de sortie pour Dorcely Saens (journaliste) qui etait tres ciblé par les militaires, ce quei fut egalement le cas de Marie Yolene Gilles (Lelene) a la suite de l'assassinat de Wilfrid Destin bien connu sous le nom de "Ti Will" en Fevrier 89. L’information était traitée a chaud a nos différentes tranches de nouvelles « VAP sur l’actualité » . Notre salle des nouvelles etait composee jusqu'au 30 Septembre 1991 de Marie Yolene Gilles ( Directrice), Marcus Darbouze (redacteur en chef), Dorcelly Saens, Constantin Chery, James Rosefort, Hilaire Emmanuel, Alexandre Gerin, Jeudi Jean Jacob, Carlo Saint-ristil, Benedict Gilot, Jean-Hubbert Laforest, Jean-Hilaire Lundi, Gloria Constant. Les journaux créoles du matin et du soir avec des journalistes toujours a la pointe de l’actualité tels un Mol os kot volant aux autres la vedette etant toujours sur la balle, un Frantz Guerrier transfuge de "la societe des amants du theatre" ayant plus d’une corde a son arc, un polyvalent comme Aile (Patrick Jean-Baptiste), Jeudy Jean Jacob (actuellement sergent de l'armée américaine) et une Lelene (Marie Yolene Gilles) qui n’a eu a faire aucun effort pour se convertir en militante des droits humains, sans oublier nos 14 correspondants de provinces. Il nous faut egalement mentionne que par vocation et pour continuer a jouer le role emminement social a nous devolu, dans la lignee de cette tradition, 2 organisations a but non lucratifs on vu le jour sur le sol americain: "Minority Development and Empowerment, Inc." cree par Leconte Francois ex journaliste et animateur de Radio Cacique qui offre une variete de services sociaux aux populations d'immigants des contes de Broward et de West-Palm Beach en Floride et l"International Center for Caribbean Affairs, Inc." mise sur pieds par Patrick De Landsheer, qui a, durant ces deux dernieres annees conduit des etudes sur le terrain en Republique Dominicaine et en Haiti afin que des services sociaux soient delivres a ces tranches de population cibles par les dites etudes (les Haitiens emigres en Republique Dominicaine et les vendeurs(euses) de rues en Haiti).

Faut-il encore, se remémorer des souvenirs douloureux par exemple, quand les unités de la 22ieme Cie. commandées par le colonel Pognon, ont eu a tirer sur le véhicule clairement identifie et marque « Presse » dans lequel se trouvaient Jean H. Laforest et Constantin Chery, tous deux atteints par des projectiles dans l’exercice de leur fonction de journaliste (6/87). Il nous faut ici reconnaitre les talents journalistes, editorialistes, du redacteur, confrere et veritable frere de combat, Constantin Chery co-fondateur de l'AJHEP-30 partenaire de "Flanbo Rezistans". Laforest (reporter/pigiste), original, spontane, connu de tous, pour ses initiatives dont lui seul a le secret et sa capacite de galvaniser les energies, il a plus d'une fois ete l'instigateur de mesures conservatoires pour preserver le patrimoine de la station (securisation des locaux) et de collectes de fonds en diaspora, en faveur de la Radio a la suite d'evenements malheureux.

Plus près de nous, certains, se rappelleront des émissions, de la voix du Progrès et de l'APN (Ben Dupuy), de « Kouve lespwa » (K-Plim), Haïti quelle démocratie (Michel Soukar), « Tande ! Tande byen » de Constant D. Pognon ainsi que celle du MDN d’Hubert Deronceray, sans oublie le rendez vous quotidien « Cizonad kozman » avec James Rosefort (directeur de programmation), Constantin Chery (Journaliste), Djhon Lamothe (ti anana) [Bossa Combo] et j’en passe... Au fil des ans, Radio Cacique a réserve gracieusement des temps d’antenne a diverses confessions religieuses, a l’alphabétisation (rev. Pere Mathelier/Jessie Benoit etc…), aux droits des femmes (Kay Fanm), aux Scouts d'Haiti (anime par Gérard Marie Tardieu), aux étudiants (FENEH), aux organisations de base, socioprofessionnelles, aux syndicats, etc…Aucun secteur de la vie nationale n’était muselée a Radio Cacique, même les militaires ont pu y faire passer leur griefs.

D’autres, se souviendront plutôt des émissions de chansonnettes françaises, de boléros choisis du midi (Margareth Dragon/Yole Lecorps/ Nicole Narcisse/ Magalie Bolanee/ Marie Moise, Mama Thelisma/ Kettly Beldor), des lundis rétro (tous les lundis- les succès de jadis- su-ur le neuf cent quatre vingt dix), des programmes dédies au Bossa Combo [Jolisaria] (Fritzner Devesin/ Pierre Brutus), au Gemini All Star (Fito Deetjens), au Septentrional (Jean Excerne Morne/ Pierre Brutus), a l’ensemble Select de Coupe Cloue (Antoine Pierre dit Barbancourt), au Skah Shah (Patrick Thezan), au D.P. Express avec Duckens Chery, des jeux de correspondances durant les grandes vacances (Nicole Narcisse et Pierre Brutus) immortalise par la chanson du System Band [j'envoie des lettres par ci par la], du « Marathon Printemps » (course a pieds) organise chaque année a l’occasion de la fête des mères initiative de Roger Valcy (decede), de Grimard Michel, de Bel an fom, qui reçu au fil des ans l’appuit de Serge Merelus alias Bibil (decede), de James Auguste (decede). Nous ne saurions passer sous silence les prestations quotidiennes de Sony Zulerion (Bel an Fom) [de bel podium extra] bien connu pour ses onomatopées « Kelezouk », « weho » et « enjoy » qu’il ne manquait pas de débiter sur les ondes au cours de ses émissions de musiques anciennes et de musiques racines surtout. C’est lui qui, a pour la première fois, fait la promotion sur les ondes en Haïti, de groupes tels : Boukman Eksperyans, par exemple.

On se souviendra également du championnat de football inter presse ou encore des matchs de football opposant la sélection de la Presse haïtienne aux militaires haïtiens, des initiatives signées Radio Cacique (Jean H. Lundi).

Nous ne saurions ignorer le passage a la station, d'un Pierrot Rigaud entraineur de foot-ball bien connu, editeur et propietaire du magazine sportif haitien "Boletim gol" qui, au sein de notre equipe sportive "sport sans frontiere" realisa en 1989, une grande premiere dans les annales de la radiodiffusion de matchs de foot ball en Haiti, la retransmission en direct de la Copa America. Pierrot a egalement ete l'animateur de notre emission hebdomadaire dominicale de musiques bresiliennes. Philippe Moussignac egalement faisait partie integante de l'equipe sportive avant son depart pour Boston.

Comment oublier un chasseur de talents comme Lyonel Noel et son « antenne Jeunesse » qui nous a aider a découvrir les prédispositions de Moloskot ou de Gandhi Khan, d’Immacula Thelisma ou encore de Martine Villard-Pierre Deetjens, de Ronald Larosiliere et j’en passe… Faut-il rappeler les émissions de « Champion » animées par le talentueux et persévérant Willy Vieux qui, jusqu'à date publie périodiquement « Champion » ce magazine de jeux d’esprit (www.magchampion.wetpaint.com). Ceux qui ont fait leurs premiers pas, ou qui ont donne toute la mesure de leur talent a Cacique, sont nombreux et croyez moi, la liste est exhaustive. Je ne saurais ici prétendre les nommes tous. Nombre d’entre eux, après leur passage à la station n’ont pas divorce d’avec la profession pour autant. Quand ils ne sont pas carrément devenu propriétaires et directeurs de stations comme par exemple : Jacques Sampeur (Antilles internationale), Jean-Lucien Borges (Ginen), Herman Hermanau (Phalanstère aux Gonaives), ils prêtent leurs services a d’autres medias en Haïti ou en diaspora, nous en nommeront quand même quelques uns: Godson Pierre (Quisqueya), Alexandre Gerin, Marc Evans (Caraïbes), Benedict Gilot (Solidarité), Jacques Lacour (Mélodie / Radio Tele Nationale) et Claude Bernard Serrant (Mélodie/ Le Nouvelliste), Merisier et Nelly Kenol (Commerciale), Gary Desrosier (Métropole), Gasner Honore (lakansyel), Jean Hilaire Lundi (Maximum Power), Robert Désir (Mega star), Ernest Laventure Edouard dit Mol-os-kot (Nouvelle génération). En diaspora, de toute la kyrielle de nos collaborateurs vivant en Amérique du nord seulement quelques uns sont encore au micro: Margareth Dragon et Herby Joseph (Miami)/ Markes Pierre- Louis, Bob Louis Jeune (West Plam Beach)/ Frantz Guerrier (Moments Créoles), Sony Zulerion (bel an fom) [Tropicale], Pierre Brutus (New- York)/ Luco Pierre, Serge Petit Homme (Spring Valley)/ Marcus Darbouze, Guy Saintil, Gary Zizi, Moliere Jecrois (Boston)/ Yvon Chery , Arlande Jean-Paul, Marc Antoine Delsoin (Canada) etc…. Nous pouvons dire sans risque de nous tromper que nous avons fait école. La station de la rue Bellevue a aussi donne naissance a d’autres organes de presse en diaspora par exemple : Radio Cacique internationale programme diffuse sur la WLQY 1320 A.M. a Miami (Moloskot), "Flanbo resistans" a Miami (James Rosefort/ Constantin Chery/ Patrick De Landsheer et Ernst Antoine Jean) sur la WKAT 1360 A.M. , radio Caonabo (Pierre Brutus) a Queens, New York, a Radyo Bel Ayiti (Marcus Darbouze) Boston etc…

Radio Cacique, l’âme de toute une génération. Imitee, mais jamais égalée. Nous ne saurions termine, sans remercier Madame Anny Carrie et Monsieur Ernest De Landsheer (decede) pour leurs longues années de francs et loyaux services fournis au niveau administratif, sans oublier l’ingénieur Jean F. Verdier notre directeur technique jusqu'au 30 Septembre 1991.



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